Dimanche 14 septembre 2008 7 14 /09 /Sep /2008 23:03
 

Nousavons appris avec consternation et indignation profondes l’information de la poursuite du blogueur gadiri Mohamed Erraji.

Nous nous sommes étonnés du déroulement surréaliste de son procès. Un procès pour le moins expéditif, aboutissant en 72 heures ( interpellation et procès ) à un jugement incompréhensible : 2 ans de prison et 5.000 Dh d’amende.

Nous convenons que la justice est au-dessus de tous, et que tous les citoyens d’un Etat de Droit sont égaux devant la loi. Ils ont des droits et des obligations. Il est certes vrai que le parquet a le droit de poursuivre tout citoyen qui lui semble enfreindre la loi. Mais l’indépendance de la justice exige que les conditions soient réunies pour un procès équitable sur la base du principe : le poursuivi est innocent jusqu’à preuve du contraire.

Nous, signataires de ce manifeste, militants de l’organisation de la Chabiba Ittihadia, dénonçons vivement le procès expéditif de Mohamed Erraji, demandons l’acquittement inconditionnel, et exprimons notre solidarité avec ce jeune blogueur et sa famille.


Liberté pour Mohamed Erraji.

 

Signataires :

 

Lamiaa Lyaacoubi,

Ali RHANBOURI,

Naoufal BOUAMRI,

Jalila ESSAHEL,

Mounir BENSALAH,

Rabii CHIHEB,

Abdessadek HIDAR,

Abdelkhalek BOUMESLOUHI,

Taher ABOUZAID,

Marouane ERGHIOUI,

Mouna IRAQUI,

Youssef LARGOU,

Marouane MOURTABIT,

Abdelbasset QABIL.

 Adil Hassani

Ottman haraki

hatim kirfa

zebakh rachid

kharaz mustapha

walid alouch

sohail bouamri

ihab temditi

abebltif rahmoni

HAMza saquri

 

( PS : La liste est encore ouvertes aux signatures ).

Par ali R
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Dimanche 6 avril 2008 7 06 /04 /Avr /2008 22:27

Comment peut-on être socialiste en 2008 ?

 

 

Dans le cadre de la préparation par notre parti de son 8ème congrès, ordinaire certes, mais avec des dispositions extraordinaires, et dans ce débat d’idées mené par les militants socialistes de l’USFP notamment sur le parti, sur le Maroc actuel et sur le projet sociétal que nous proposerons à nos concitoyens, je livre ici ma réflexion sur le socialisme tel que je le vois aujourd’hui, comme une utopie que l’on devrait concourir à triompher.

Je tomberais sûrement dans le ridicule si j’ose avancer, ne serait-ce que vis-à-vis de moi-même, que je pourrais répondre à cette grande question : Comment peut-on être socialiste en 2008 ? Toutefois, comme tous les socialistes de ma génération je me pose bien cette question, et bien d’autres : quel est le projet de société du socialisme aujourd’hui ? Quel modèle économique propose le socialisme ? jusqu'où on peut aller dans « la libéralisation » tout en étant social-démocrate? Quelle définition de l'Etat ? Comment repenser l'identité de gauche? Le trotskisme, le maoïsme, le léninisme - marxisme, … ont-ils encore une existence aujourd’hui en tant que pensée ?

Je ne prétends aucunement répondre à toutes ces questions, mais je promets d’en formuler d’autres. Questions légitimes que se posent les militants et que posent aussi les citoyens ici et ailleurs.

Cerner une seule définition du socialisme n’est pas une tâche facile. Plusieurs études académiques se sont attelées sur ce sujet, mais communément on peut le définir comme suit ( d’après l’encyclopédie libre wikipédia )  : « Le socialisme désigne un système d'organisation sociale basé sur la propriété collective (ou propriété sociale) des moyens de production[], par opposition au capitalisme. Il est l'objectif de divers courants apparus et développés depuis le XIXe siècle, et ayant abouti aujourd'hui aux différents courants : marxistes et anarchistes, ainsi qu'aux sociaux-démocrates ». Le socialisme est aussi une idéologie liée à des hommes. On ne peut parler de socialisme sans parler par exemple de : Saint Simon, Karl Marx, Bertrand Russel, Trotski, Lénine, Mao, Guevara, Castro, Ben Barka, Nasser,  … des hommes qui ont, par la pensée ou par l’action, marqué le socialisme.

Après avoir formulé mes questionnements et donné une définition, prétendons académique, je vous propose ma déclinaison du socialisme. Le socialisme aujourd’hui est une pensée, une action, un système sociétal, une utopie qui mettent avant ce que je conviens d’appeler le triangle socialiste : 1 - Equité sociale – 2 - Démocratie – 3 – Modernisme. Les socialistes œuvrent pour faire triompher ces 3 valeurs, indissociables par ailleurs, au sein de notre société.

Nous ne pourrons être avec ce Néo-Makhzen qui veut le modernisme sans la démocratie. Nous ne pourrons être avec les obscurantistes qui cherchent une prétendue équité sociale sans  modernisme. Nous ne sommes pas des affairsites pour demander le modernisme sans équité sociale. Il ne faut pas qu’on tombe également dans le radicalisme et demander la démocratie sans équité sociale ou l’équité sociale sans démocratie. Le triangle de valeurs socialistes est un triangle intègre. Il ne peut être fragmenté.

Toutes les autres valeurs de la gauche ou du socialisme peuvent être des corollaires du triangle. L’essence même de notre action et de notre ancrage populaire est tributaire de notre respect de l’avancée à pas cadencées des trois valeurs du triangle :

 

1 – Equité sociale : égalité des chances, soutien aux couches démunies, justice indépendante, système éducatif citoyen, constructeur, égalité des chances, valeurs du travail, du mérite, du civisme, du droit, de la responsabilité, du respect, égalité des chances, …

2 – Démocratie : Expression libre des forces populaires, transparence des urnes, indépendance des pouvoirs, Etat de droit, Souveraineté populaire, …

3 – Modernisme : Primauté de l’individu, Cohésion sociale, libertés, ouverture, entretien de notre identité, progrès, progressisme, …

 

Le Maroc aujourd’hui vit un mouvement salutaire au sein de la société dû notamment au climat d’ouverture et des libertés amené depuis l’alternance et le nouveau règne. Nous devons, cela va de notre mission et de notre raison d’être, d’accompagner les marocains et de les encadrer en leur offrant un projet de société pouvant susciter de l’espoir et fédérer les efforts et les énergies de ceux qui partagent nos valeurs. Pour les jeunes, nous lui devons une utopie, avec les ingrédients qui vont avec : stratégies, accompagnement, idoles, …

 

Introduction à l’approche sociale :

 

Sur le plan conceptuel, la catégorisation de la classe moyenne, cheval de bataille du socialisme, de l’ouvrier « smigard » au cadre supérieur en passant par les professions libérales est à mon sens dépassée. Prendre cette couche sociale pour une unité, dans notre contexte actuel, va sans comprendre les conflits qui peuvent y être générés du fait de la contradictions de leurs intérêts. L’approche à adopter pour prévaloir l’équité sociale est le travail d’harmonisation au sein même de cette méga-classe. En effet, comment voulons nous développer le même langage dans les affaires sociales pour une ouvrière touchant le Smig à Casablanca et un cadre supérieur touchant 10 fois ce salaire à Boujdour ? La première vit au seuil de la pauvreté, exige un service public de qualité et gratuit, tandis que le second peut avoir des craintes de précarité et cherche un épanouissement secondaire dans la pyramide de Maslow.

Toujours dans le même enchaînement d’idées,  et sachant les grandes mutations que connaît le Maroc d’aujourd’hui, la question des génération se pose avec insistance. Sur le plan social, le jeune marocain demande une éducation équitable, un travail digne, de la culture, tandis qu’un quinquagénaire pense plus aux problèmes de retraite, de santé, …

Il est aussi de notre devoir de combattre courageusement les inégalités sociales : comment refuser à un diplômé chômeur sa revendication ( injuste par ailleurs ) de travail dans l’administration alors qu’on offre à X des « grimats » qui rapportent des millions de dirhams, sans mérite et sans travail ? Comment admettre qu’à revenues égaux, un cadre supérieur paie 39% d’IGR ( taux mixte moyen estimé sur la base la tranche supérieure d’imposition), une personne morale paie 35% d’IS, un agent de la bourse paie 15% d’IGR et un grand agriculteur ne paie pas un sou ?

Notons ici que si le social est par essence notre principale revendication, il ne faut guère, comme je l’ai souligné plus haut, qu’on s’y penche exclusivement.

 

Sur la démocratie :

 

Dans notre approche, depuis 1975, nous avons adopté la sociale – démocratie comme idéologie et moyen d’action. Nous croyons fort, et le temps nous a donné raison, que les réformes au sein même du système est capable d’émanciper nos valeurs de gauche. Seulement, nous nous sommes inscrits, avec nos collègues de la koutla, dans une ère, que j’avais décrite comme consommée et consumée dans un précédent article, dans cette logique de réformes lié à une étape. Sans vouloir faire le bilan de l’étape, la démocratie est en effet une construction à entretenir et à consolider. Si nous avons réalisé des avancées considérables, notamment dans les droits, l’émancipation de la femme, la libération des forces vives ( culturelles, artistiques, médiatiques, … ), … nous constatons que la construction a besoin de consolidation et de rehaussement. Effectivement, l’exercice nous a montré combien elles sont nécessaires les réformes constitutionnelles : indépendance de la justice, « coutume démocratique » dans la désignation du premier ministre, désignation des hauts fonctionnaires de l’administration civile, constitutionnalisation de l’amazighité, de la régionalisation, des droits de l’hommes, …

Toutefois, et en rappel de mon triangle socialiste, nous ne devons pas encore que les seules réformes constitutionnelles sauront résoudre tous les problèmes du marocain.

 

Modernisme.

 

Un grand souffle libérateur pousse dans la société marocaine. Une jeunesse en quête d’expression de talents. Un espace culturel qui a besoin d’espaces. Une aspiration populaire et légitime pour la modernité. Saurons nous accompagner cette mouvance ? Est-on capable de susciter le progrès ? Est-on à l’avant-garde ? Telles sont les bonnes questions que tout progressiste du Maroc doit se poser. La société marocaine vit une gestation : entre un désir de modernisme et des contraintes culturelles et des habitudes obsolètes, la société bouillonne. Nous devons être le porte drapeau du progressisme.

A cet égard, nous avons la responsabilité de nous clarifier. Des questions majeures attendent de nous des réponses sans ambiguïtés : libertés individuelles, laïcité, liberté d’expression, émancipation culturelle, égalité des sexes, épanouissement de l’individu contre centralité de la religion, langues, 

 

Un autre Maroc est possible.

 

Pour paraphraser le forum social, un autre Maroc est possible. Un Maroc plus démocratique, plus moderne, et un Maroc qui offre les mêmes chances à tous les marocains. Un Maroc ouvert sur son environnement régional et mondial, décomplexé, capable d’affronter la mondialisation et d’en tirer profit, un Maroc fier de sa culture, réconcilié avec son passé et optimiste quant à son avenir.

Nous ne voulons pas avoir la démocratie seule ( exemple de l’Iran ), nous ne voulons pas le modernisme exclusivement ( exemple de certains pays du golf, ou certains signes de modernité n’ont pas su résoudre les problèmes de la population ), nous n’acceptons pas l’équité sociale en oubliant le reste ( exemple de Cuba ). Nous souhaitons avancer et faire avancer notre triangle de valeurs.

Je croix fort que nous sommes majoritaires à partager ces valeurs. Notre défi, usfpéistes, est de formuler le bon projet, de savoir le vendre et de donner l’exemple.

 

Mounir BENSALAH.

 

 

Par ali R
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Mercredi 27 février 2008 3 27 /02 /Fév /2008 12:48
اين انت ايتها القوات الشعبية؟
 
اين انت ايتها القوات الشعبية؟ كيف لا يصرخ المناضل امام هذه الانهزامية؟ كيف لا يثور الانسان بعد وقفة احتجاجية من اجل الطوبيسات و تجد الواقفين كل يمتطي سيارته؟ كيف تستمر تنسيقيات مناهضة الغلاء و اعضاؤها اناس لا يمسهم الغلاء بشكل مباشر؟ ماذا اصابك ايتها القوات الشعبية؟ لم يراعوك و تصدقوا باموالك لكبريات الشركات و لم تبالي؟ بعد الاعلان عن تفكيك خلية ارهابية ذات ارتباطات باناس خلناهم سياسيين ديموقراطيين, مازلت لم تعي الخطر؟
 
لا يمكننا فهم هذه النينية و هذه الانهزامية و التشكيك الاعمى في كل شيء دون الرجوع الى معطيين هامين :
 
1 – كرس الخطاب العدمي و الاخطاء الذاتية و التكتيكية للساسة لمنظور خطير مفاده ان الكل لا يصلح و بالتالي فانه لا جدوى من السياسة و لنصفق لمن يدغدغ مشاعرنا بالقول بان لا شيء يعمل في هذا البلد.
2- امام تفلقم الامية و تشبتنا كمغاربة بالدين و انتشار الاسلامودولار,انتشرت قناعة بان كل من يقول اليوم بالاسلام و لو لغاية في نفس يعقوب هو انسان صالح.
 
من هذا المنطلق, احدد اساسا خصومنا : المحافظين الاسلامويين الذين يريدون ارجاعنا عصورا الى الوراء لفترة يتوجسون انها قمة النقاء, و كان الغريزة كانت ميتة و لم تخلق مع ادم و حواء و هابيل و ..., من يريدون ان يحرقوا الطعام في رمضان ليصوموا و يقال عنهم اتقياء و ينسون ان الحكمة من الصيام هي رؤية الطعام و التعفف عنه, و المحافظين المصلحيين الذين ترعبهم مسالة ان ابناء الشعب يمكن ان ينافسوهم عن استحقاق في المناصب و الوضع الاجتماعي.
 
ايتها القوات الشعبية افيقي, ان اناسا بيننا يريدون نسف هذا الوطن الذي مات من اجله الشرفاء. ان اناسا تحت غطاء الدين و الاسلامودولار كانوا يخططون لقتل الناس. ايتها القوات الشعبية لازال بيننا اناس لا يريدون ان ينافس ابن الشعب الاعيان. انهم يريدونك نائمة لا صوت لك سوى صوت العابثين باموالك و مصيرك و عقيدتك.
 
ايتها القوات الشعبية لا احاسبك, لقد ظلمت. لقد ساهموا في نفقير الفقراء و اغناء الاغنياء. لقد خربوا التعليم لان اولادهم يدرسون بالخارج, لم يريدوا ان تتعلمي. لقد عبثوا بعقيدتك و ووظفوها لاسباب سياسية رخيصة. لقد اغتالوا شهيدنا عمر و اليوم يهددوننك في حياتك.
 
ايتها القوات الشعبية يمكن اننا اخطانا و خذلنا طموحك في ان يتغير المغرب و ثقنا في قدرتنا على التغيير و انخراط الكل في دينامية الاصلاح. ايتها القوات الشعبية, الاكيد انك تعاتبينا و لكن الاكيد ايضا اننا خذلنا مثلك و اننا دوما منك و معك. لا ادعوك اليوم لمساندتنا و لكني ادعوك الى التبصر. ان خصومنا مشتركين و معركتنا واحدة.
 
افلا افقت ايتها القوات الشعبية.
 
منير بن صالح,
مناضل اتحادي.
Par ali R
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Mardi 26 février 2008 2 26 /02 /Fév /2008 13:24
 الاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية                              الرباط23 /02/2008
        الشبيبة الاتحادية   
 
 
إلى الإخوة في المكتب  للشبيبة الاتحادية
 
الموضوع: تقديم استقالة من مهام الكاتب العام للشبيبة الاتحادية.     
              
 تحية نظالية و بعد:
يؤسفني أن أتقدم للاخوتكم باستقالتي من مهامي ككاتب عام للشبيبة الاتحادية  و دللك حرصا على وحدة المنظمة و ثقتي الكبيرة في وجود مجموعة من الإخوة داخل المكتب الوطني قادرين على الدفع بالشبيبة إلى طليعة المنظمات الشبابية .                        
      و تقبلوا فائق الاحترام و التقدير.
 
علي الغنبوري
 
 
Par ali R
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Lundi 11 février 2008 1 11 /02 /Fév /2008 21:48
مبادرة المدونين المغاربة لانقاد منظومتنا التعليمية.
 
بملاحظتنا لطريقة تلقي النداءات من طرف جزء من نخبتنا, علما ان جزءا من هذه النخب هو صاحب المبادرة, نجد انها بدات تفقد مصداقيتها و فعاليتها. بعض النخب صد هذه النداءات بل و حط منها لكونها "جزئية و غير منصفة". كما لو ان مبادرة مجموعة من المواطنين و المواطنات يجب لزاما ان تكون شاملة و موضوعية, دون الاخد بحساسيات المبادرين و اختياراتهم و اديولوجياتهم. كل هذا لا يمنع المدونين من التنديد و السخط و النقد و الاقتراح, خارج كل حساسية فكرية او سياسية ... في موضوع مهم و كارثي دون انتظار اي هياة كانت لتذكرنا بواقع الاشياء.
 
و في هذا الوقت, مؤشرات التنمية ( او اللاتنمية ) تتتابع و تتشابه. اذ نعيش في بلد رتبته 126 حسب مؤشر التنمية البشرية و ما قبل الاخير بمنطقته في المنظومة النربوية. هل يستطيع المواطنون المغاربة ان يستمروا في اغفال واقع ان مستقبلهم مهدد فعلا؟ هل يستطيع المواطنون المغاربة ان يرتاحوا لفكرة ان المنظومة التربية تضحي باجيال كاملة؟ لمن و لماذا ستنفع الطرق السيارة و المناطق الصناعية و الموانئ و المدن المهيئة و قطارTGV اذا كانت اغلبية المغربيات و المغاربة غدا لا يعرفون القراءة و الكنابة, و اذا كان هم الاقلية المتعلمة هو مغادرة البلد؟ كيف لا نثور بمعرفة ان لا احد من الاحزاب لم يرغب في شغل محفظة التربية في الحكومة الحالية؟ كيف نستمر في اغفال ان اكثر من ربع ميزانيتنا تهضر في منظومة لا تؤدي الا للباب المسدود؟ هل اصابنا الى هذا الحد عقم فكري لكي لا نجد حلولا لهذا المشكل, كما فعلت بلدان اخرى؟
 
اذن ما العذر الذي سيستعمله المغرب لتبرير هذه النتيجة الضعيفة؟ الكل, بما فيهم اصحاب القرار و مهندسو هذا الواقع, يتكلمون عن ازمة داخل المنظومة التربوية. ان من يدافعون عن الاصلاح, من يريدون اقناعنا بان احوال منظومتنا التربوية على ما يرام, من يدرسون بمدارسنا, يهرولون لتسجيل ابنائهم في المدارس الخاصة او البعثات الاجنبية, و هذا ما يبرهن تطبيقا عن افلاس منظومتنا التربية. ان العقم الفكري لنخبتنا واضح و يتجلى في استقالة ارادية من مهمة من مهامهم الطبيعية. ليس الهدف هو جرد الواقع, الجرد موجود, و ليس هدفنا البحث عن المسؤولين فكلنا مسؤولون.
 
كثير من المدرسين يقومون بما في وسعهم من اجل التربية, و بالاضافة الى وظائفهم يقومون بمحو الامية داخل الجمعيات, و كثير من الناس في هذه الجمعيات يقومون بمعجزات انطلاقا من لا شيء, كدروس تلقين القراءة و الكتابة للنساء, بدون مقاعد و لا طاولات و لا دفاتر.
 
كفى!!!! ان الوضع اصبح لا يطاق!!!
 
 من اجل هذه الاسباب و غيرها و من اجل الاجابة عن هذه التساؤلات, نحن, المدونون المغاربة المبادرين بكتابة هذا النص, و كل من انضم الينا, تريد ان نشتغل جميعا من اجل :
 
ان تقوم الدولة المغربية بتغيير راديكالي لسياستها قصد تحقيق تعميم التعليم في افق 2015*
*ان نرسي ثورة اكاديمية نثبث اعادة هيكلة التعليم العمومي الابتدائي و الثانوي.
*ان تنشا المدرسة التي تؤدي التعليم الاساسي بلغة متمكن منها, بمضمون مواطناتي و منفتح على العالم, التي تضمن التلاقح الاجتماعي و تدرس الحقوق و الواجبات, و التي تكون على عالم الخلق و المبادرة, و التي تقلص الاقصاء المجالي, التي تمكن المواطن العادي من العيش في بيئة تعادلية و تخطي الاشكالات اليومية, لا المدرسة/الغربال التي تاسس لنخبوية فاسدة و تختار احسن الرعايا على حساب اغلبية سلبت اضعف تطلعاتها المواطناتية.
*ان يكونا المدرسون في مستوى مهمتهم كمربيين و مبلغين للقيم.
*ان تتحمل الاسرة مسؤوليتها في تربية اطفال المغرب.
*ان نعمل على اساس المنتديات المقامة خلال 4 سنوات الاخيرة و التي تشكل ثروة مستمدة من طرف الممارسين.
*ان يكون رابط مع المجتمع المدني لخلق وعي جماعي بخطورة المشكل.
 
كل شيء مايزال ممكنا! المغرب مر بازمات اكثر عمقا و المغاربة يجدون المخرج دائما!  
 
http://www.gopetition.com/online/16866.html
Par ali R
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Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /Fév /2008 12:50
Le paradoxe Maroc et le besoin de clarté !
 
Le Maroc est entré depuis l’expérience de l’alternance de 1998, dont le point de départ était l’accord sur la constitution de 1996, dans une phase transitoire communément appelé « transition démocratique ». L’essence même de ce consensus historique a été de créer un climat de confiance entre toutes les forces du pays sur un contrat – pacte conventionnel non institutionnalisé par ailleurs – ayant pour but de réaliser un socle de réformes et de bases pour justement instituer la Démocratie, le progrès économique, culturel et social.
 
C’est dans cette perspective que nous, socialistes de l’USFP, avons conçus l’étape de l’alternance. Nous voulions, en compagnie des autres forces politiques du pays, instaurer le Maroc pour lequel nous militions, un Maroc prospère, solidaire, démocratique, moderne et égalitaire. A cet égard, l’expérience des 10 dernières années est riche dans la mesure où l’exercice, ou tout au moins la participation à l’exercice, de la gouvernance nous a enseigné beaucoup de bonnes choses : la complexité du contexte marocain, l’énorme force de la résistance aux changement, la difficulté de mettre la théorie en pratique, …
 
Aujourd’hui, nous assumons pleinement notre engagement dans les divers chantiers ouverts au Maroc depuis 1998 et qui ont particulièrement métamorphosé notre pays et aidé à l’amélioration de la perception du Maroc par ses citoyens et par les observateurs étrangers, et nous sommes à cet égard fier et à la fois modeste envers cette société de laquelle notre mouvement est né. Nous avouons aussi avec grand courage que nous avons commis des erreurs. Des erreurs de communication, de tactique, de stratégie, … Nous nous sommes éloignés, par bonne intention, de la société, de ses soucis quotidiens, nous étions emportés par l’euphorie de certaines avancées, nous avons été trompés sur la réelle volonté de certains de s’inscrire dans cette marche du changement, …
 
Bref, mon propos aujourd’hui, n’est pas un diagnostic d’une étape, largement commenté par nos militants, nos sympathisants et nos adversaires. Ce qui motive mon écrit aujourd’hui, c’est cette incapacité à comprendre le Maroc d’aujourd’hui. L’hésitation, avançons un pas et reculons un pas, le manque de clarté, le manque d’audace, … c’est le phénomène qui m’interpelle.
 
La banque mondiale, dans un récent rapport, a avoué son incapacité à expliquer le phénomène de croissance économique au Maroc. Dans ce rapport, la BM argumente par l’exemple de pays ( Tunisie, Afrique subsaharienne, Indonésie, … ) ayant réalisé presque moins que la moitié des réformes engagées au Maroc et réalisant plus que le double de sa croissance !
Dans la même logique des choses, un récent rapport de l’ONG des droits de l’homme Human Rights Watch exhibe un autre paradoxe : « Le Maroc continue de présenter un bilan mitigé en matière de droits humains. Il a opéré de grands progrès dans le traitement des exactions commises par le passé, a accordé un espace considérable à la dissidence et à la contestation publiques et a réduit les inégalités entre hommes et femmes dans le code de la famille. Mais les autorités, aidées par des tribunaux complaisants, continuent de faire usage d’une législation répressive pour punir les opposants pacifiques, en particulier ceux qui violent les tabous ».
 
Cette posture marocaine est palpable aussi sur plusieurs niveaux :
 
  1. Politique : un gouvernement politique sous YOUSSOUFI, un gouvernement de dossiers sou JETTOU et un gouvernement inclassable sous ELFASSI ( classification M. CHAWKI sur Alittihad alichtiraki ).
  2. Economique : Libéralisation des prix contre compensation généralisée de certains produits de base.
  3. Socioculturel : Modernisme avéré ( Moudawana, IER, … ) contre immobilisme, conservatisme et recul même ( poursuite de journalistes, tergiversations dans la définitions et l’adoption des valeurs universelles, … ).
 
Notons essentiellement que ce paradoxe et cette hésitation n’ont pas été caractéristique d’un seul acteur ( Makhzen, conservateurs, … ), il a aussi touché la gauche. Hassan TARIQ a bien résumé ce constat dans un article fort intéressant ( Alittihad Alichtiraki du 31/01/2008 ) : « …la gauche marocaine … n’a pas produit des alternatives de programmes et politiques ayant une base théorique et idéologique différentes et convenables à l’époque, ce qu’il l’a acculé à intercepter le signal de la transition démocratique, sans clarification de son contenu et de ses outils, et ceci a semé le brouillard et a biaisé les orientations politiques et idéologiques de la gauche » ( traduction de l’auteur de cet article ). J’avais également souligné une idée semblable dans mon article « Epoque politique pleinement consommée » ( Alittihad Alichtiraki du 05/10/2007 et Libération du 10/10/2007 ) : «…Pour la gauche, dont la mission principale est d’être le principal précurseur d’idées et de débat, est aujourd’hui devant un grand carrefour de choix politiques. … Il faut marquer l’instant, faire une réelle évaluation de cette époque consommée et consumée. Une évaluation libre, intellectuelle, fédératrice et positive afin d’instituer à une nouvelle ère. Le temps du consensus est révolu, il est temps de prendre son courage par la main et d’aller de l’avant ».
 
Alors que nous, socialistes de l’USFP, préparons notre 8ème congrès, nous avons une énorme responsabilité : Evaluer et évoluer dans la clarté ! Pour les jeunes, espoir du Maroc, mais aussi aux moins jeunes, nous devons proposer un projet de société clair, sans ambiguïtés, partant de nos valeurs de gauche socialistes et plus généralement des grandes valeurs d’humanisme et de démocratie et faisant apparaître des choix intelligibles.
 
Et ceci va avec cela, nous devons exiger de tous une clarté sans tergiversation sur les grands choix du Maroc. Il n’est plus toléré d’hésiter. Le consensus fait partie désormais du passé !
 
Mounir BENSALAH.
Militant USFP.
Par ali R
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Mercredi 6 février 2008 3 06 /02 /Fév /2008 18:10
Chers Camarades Militants,
Tahiya Nidaliya,
 
Notre appartenance à ce parti doit essentiellement être basée sur les vraies valeurs et les principes fondamentaux de cette grande institution.
Ce grand parti qui passe en ce moment par une grande crise et qui est, sans doute, menacé par l'arrêt cardiaque et la mort subite.
 
La réaction qu'on voit aujourd’hui de certains putshistes, qui veulent nous faire croire que la responsabilité est la responsabilité du premier secrétaire du parti et que eux ne sont responsables de rien et que leur rôle s'arrêtait à bénir les décisions du premier secrétaire nous met dans une situation alarmante. Premièrement, je me pose la question, est ce que le parti a des responsables exécutants ??? Ils osent le dire de toute façon !!! Mais ce qui est très dangereux, c’est que ces mêmes responsables sont entrain de mettre en question les principes et les valeurs pour lesquels nous militons au sein de ce parti. Cette question interpelle tous les membres de notre institution. En ayant cette attitude, ces responsables veulent coller toutes leurs erreurs à une seule personne. Une personne qui a donné sa vie à ce parti, qui n'a cessé d'élaborer des efforts monstrueux pour cette organisation et pour le Maroc … pour ne dire que ça. Et bien sur, ça eux-mêmes, ils n'ont pas eu le courage et l'audace de le nier, une audace qu'ils ont eu par contre pour se foutre de notre militantisme en préparant ce putsh indigne des valeurs et des principes de l'USFP et de tous les fondateurs et les martyrs de cette grande école politique et éducative basée principalement sur les valeurs humaines ainsi que les principes politiques. Et comme a dit notre cher Abderrahim Bouabid : la politique c'est des valeurs.
 
Ces gens se trompent bien sûr et ils oublient qu'il y'a des vrais militants dans toutes les régions, des militants qui appartiennent à la base et qui savent très bien comment on peut associer les différentes partis du puzzle pour avoir un dessin qu'on connaît déjà. C'est un jeu qu'on enseigne aux enfants à partir de l'âge de 3 ans.
Et surtout il ne faudra jamais oublier, le parti a un conseil national, qui lui, est la plus haute instance de cette institution politique et démocratique, et qui, ses membres auront sans doute la dernière parole et la décision finale.
 
L'USFP est le parti de toutes les forces populaires, le parti des vrais ittihadis qui ont donné leur sang et leur vie pour des principes et des causes nationales, le parti de tout militant libre et indépendant qui veut participer à la construction d'un Maroc moderne et démocratique. C'est un parti constructeur et constructif et non pas destructeur et destructif comme le veulent soit disant des gens qui se croient militants et qui ; peut être militent ; mais pour leurs fins personnelles.
 
Tous les militants qui croient en ce parti, qui croient en les valeurs et les principes de Mehdi, de Omar, de Si Abderrahim et de Si Mohammed et de beaucoup de vrais militants qui ont donné leur vie pour ce parti doivent rendre hommage aujourd'hui à ces grands combattants en se mobilisant pour sauver la cause pour laquelle tous on a adhéré et tous on a milité dans cette robuste organisation qui a demeuré dans des moments beaucoup plus difficiles mais qui a pu le faire tout en se basant (je le dis et je le répète) sur les bonnes valeurs, sur les principes et sur le militantisme saint pas le militantisme basé sur le hooliganisme, l'ingratitude et le complotisme pour l'acquisition d'un poste ministériel et pour des intérêts matériels.
 
Posons nous la question, Avec qui voulons nous militer ? Sur quelles bases ? Est-ce qu’un putshiste peut être un Ittihadi ? Est-ce que El Ittihad mérite tout ça ? ... Plein de questions auxquelles nous     devons trouver des réponses précises, immédiates et inchangeables pour pouvoir prendre les mesures nécessaires…
 
Enfin !!! Trop à dire mais mieux vaut faire les choses que de les dire !!!
 
Sauvons ce parti si nous nous sentons vraiment ittihadis et construisons l'avenir sur les bonnes bases et sur les valeurs et les principes du vrai ittihad, les mêmes valeurs et les mêmes principes qui nous ont été inculqués par les vrais militants de cette grande organisation qui défend et qui défendra toujours, sans cesse, la cause nationale et les intérêts de tous les marocains.
 
 
Tahiya Nidaliya et Merci.
 
Hamza Doukkali
 
Par ali R
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Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /Jan /2008 12:23
المغرب كبلد يمر بمرحلة ، اصطلح على تسميتها عبر العالم بمرحلة الانتقال الديمقراطي، يعرف تجاذبات يمكن وصفها بالعادية: فكل مرحلة انتقالية إلا و تحدث خلخلة في بنية المجتمع قد لا ترضي جميع مكوناته فتبرز بين الفينة و الأخرى قوى جذب إلى الخلف هدفها الحفاظ على مكتسباتها كمجموعات مستفيدة من الوضع اللاديمقراطي، و الانتقال إلى الوضع الديمقراطي من شأنه أن يؤثر على مكانتها المجتمعية و أن يهدد مصالحها الطبقية الضيفة• إن أي خطوات إلى الخلف أو تراجع عن مكتسبات المرحلة كفيل بأن يؤدي إلى عواقب كارثية قد تكون أسوأ من سابقاتها، وهنا يبرز دور المواطن كفاعل أساسي قادر على تقرير مصير مرحلة الانتقال ، فإما الخروج من نفق الانتقال الديمقراطي، بتحقيق غاياته، أو العودة و الانصياع لضغوط قوى الجذب إلى الخلف• فالمشاركة السياسية كمفهوم أسال مداد الكثير من منظري مراحل الانتقالات الديمقراطية عبر العالم تبرز في وضعنا الحالي: "المنزلة بين منزلتين"، كحل سحري بكل المقاييس•فالوعي السياسي ، خاصة لدى الشباب، هذه الفئة التي تشكل في المغرب ، حاله كحال سائر الدول النامية ، القاعدة الصلبة و العريضة داخل المجتمع، كفيل بصد أعداء الانتقال الديمقراطي و بردع خصوم التغيير و كذلك برد خطر الفكر المحافظ أو الرجعي• و على هذا الأساس فالمشاركة السياسية كصدى لنبض الشارع و كصوت راسخ لقرار المواطن، هي التعبير الصريح عن إرادة التغيير، و هي المحصن الحقيقي ضد أي خطوة غير محسوبة ترجع البلاد إلى الخلف• القوى الديمقراطية بالمغرب تراهن بشكل كبير على الشباب، تقديرا من هذه القوى لدقة المرحلة و لصعوبة المنعرج الذي نحن على مرمى حجر منه، و لكن لا تزال الأقلام غير المسؤولة في الصحافة التي تلقب نفسها بالصحافة المستقلة ، تهز من ثقة الشباب في المؤسسات و تشكك في التغيير ، مروجة أباطيل و أكاذيب ، منتهجة أسلوب التهريج غرضها من ذلك تجاري صرف، غير آبهة بمصير الوطن ، كأنها صحافة تنتمي إلى بلدان أخرى غير المغرب، صحافة الرصيف "غير المواطنة" تلك، تشكل بحق خطرا لا يقل عن خطر الزحف الأصولي الرجعي أو الإرهاب الغاشم و مجموع الأخطار المحدقة بهذا البلد• فمن السهل جدا على أي كان أن يحمل قلما و أن ينتقد و يسب و يشتم و يهرج و يشكك و يكفر ذات اليمين و ذات الشمال، حينما يرى أن من يشعل شمعة بدل أن يلعن الظلام يسحب البساط و يسرق الأضواء• و الحال أن للنقد ضوابط يجب احترامها و إلا لتحول إلى قوة هدامة عمياء ، و المطلوب هو أن ينخرط كل من موقعه، أحزابا، نقابات، مجتمعا مدنيا، و كذلك الصحافة الوطنية، لربح رهان تطوير و دمقرطة المجتمع• لأن آخر محك لثقة المواطن في الوجود الحقيقي لمرحلة الانتقال نحو الديمقراطية هو ما ستسفر عنه الاستحقاقات التشريعية المقبلة، و هذا ما سيحكم تعاطي المواطن مع المسألة مستقبلا• لذا فعلى الجميع أن يكون في الموعد بكل مواطنة و روح المسؤولية، فعلى الأحزاب الوطنية الديمقراطية مسؤولية إعداد برامج شاملة مؤسسة على الاحتياجات الحقيقية للمواطن منسجمة و قناعاتها و قابلة للتطبيق على أرض الواقع ، كما يقع على عاتقها احترام ثقة المواطن و احترام ذكائه في تشكيل التكتلات و التحالفات الطبيعية و المنسجمة•أما المواطن فدوره هو التعبير الصريح عن قناعته و عدم الاستهانة أو تبخيس لحظة الاستحقاق ، لأنها بحق لحظة تشكل مستقبل مجتمع و لأن قوة المشاركة السياسية تحكم بدورها التعامل الرسمي للدولة التي ستكون مع موعد مع التاريخ بعدم حيادها عن المنهجية الديمقراطية و تفعبل الإرادة السياسية الجماعية بانتقال حقيقي نحو الديمقراطية المنشودة• إن المنطق التيئيسي الحتمي الذي يصدر أحكام قيمة حول مواقف الشباب من قضايا الوطن و يصنفها عبثا في مواقف تتراوح بين العدمية المطلقة و العزوف الكامل، هذا المنطق هو نتاج تحليل سطحي يخدم الطروحات الرجعية و المحافظة و لا يهتم بأي حال من الأحوال بملحاحية و وجوب حضور الشباب لتسلم مشعل هم بناء هذا الوطن من جيل صنع تاريخ المغرب الحديث بدماء و تضحيات أبنائه• فانخراط و دينامية شباب الستينيات و السبعينيات من القرن الماضي في صناعة مستقبل بلدهم كان مؤطرا بشعارات سياسية منسجمة و تفاعلات المرحلة•و كان المحرك الأساسي هو حلم الدولة الوطنية الديمقراطية،حلم تحقيق المساواة، حلم العدالة الاجتماعية و حلم المجتمع الحداثي•هذه التطلعات المشروعة ألهبت حماس آلاف الشباب فانصهروا في الحركية العامة ، متحدين رصاص الجلادين و زادتهم برودة المعتقلات السرية عزيمة و توقدا لتغيير الواقع المرير لمغرب الاستبداد و الشمولية• و من هنا تكون الحاجة إلى تجديد الشعارات السياسية و تطوير التطلعات المستقبلية حتى تسنح الفرصة لانخراط شباب الألفية الثالثة في الفعل الشبابي بقناعة و عزيمة، ويبرز هاهنا دور الشبيبة الاتحادية كمنظمة رائدة، مؤطرة لنضالات الشباب منذ ما يزيد عن ثلاثين سنة• إن أهم ما يجب أن تنكب عليه منظمتنا في هذا الظرف الحساس هو إعادة الاعتبار للفعل الشبابي و إعادة الثقة للشباب في إمكانية التغيير، و هذا لن يتسنى إلا بتعبئة طاقات المنظمة لإنتاج الأفكار الخلاقة و تطوير الخطابات و تحديث التطلعات بما يتناسب و إكراهات و تحديات الألفية الثالثة، ينبغي التفكير العميق في فكرة- لعلها نموذج مستوحى من التجربة الإنسانية - تضمن التفاف الشباب، فكرة رائدة تمكن من إعادة هيكلة حقل نضال الشبيبة•فلا يزال الانتقال الديمقراطي يحتاج إلى تحصين( إصلاح المؤسسات، الإصلاحات الدستورية•••) و لايزال الشباب يتطلع للعيش الكريم ، ما يعني أنه مازال للنضال مبرر وجوده• لقد تابعنا جميعا كيف هب الشباب الفرنسي لنجدة مستقبلهم من تهديد قانون جائر في تقديرهم، هذه الحركة الاحتجاجية التي كان لحركة الشباب الاشتراكي الفرنسي MJS الفضل الكبير في التعبئة لها وفي متابعتها، تعطينا درسا في الديمقراطية وفي احترام إرادة الأغلبية، و بالنسبة لنا في الشبيبة الاتحادية، فالتجارب التي يجب استخلاصها من مسار حركة الشباب الاشتراكي الفرنسي كثيرة ، خاصة فيما يخص دعمهم الحالي للمرشحة الاشتراكية لرئاسة فرنسا سيغولين رويال حيث ينظم الشباب الاشتراكي حملات وقوافل تجوب فرنسا طولا و عرضا تحركها فكرة وشعار: "لم لا تحكم امرأة اشتراكية الجمهورية الفرنسية ؟ " و بناء عليه ، فإن التجارب الإنسانية عبر العالم زاخرة بجوانب لامعة قد تشكل منطلقات تفكيرنا في أفكار مضيئة تشكل بدورها محاور التفاف الشباب المغربي إزاء قضايا الوطن والمجتمع بما يضمن مشاركة سياسية وانخراطا فعليا لهذه الفئة
.محمد الطاهر ابو زيد 
عضو المكتب الوطني للشبيبة الاتحادية


Par ali R
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Lundi 21 janvier 2008 1 21 /01 /Jan /2008 15:06
« Transition » démocratique et  Bunkeristes du Maroc
 
Ali Rhanbouri
 
Après l’accession au trône de l’Espagne juste après la mort du général Franco, le Roi Juan Carlos, et devant les attentes démocratiques du peuple espagnol a formé ce qu’on appelait le groupe des aperturistes, en opposition de ceux qui censurent toute évolution du régime : les Bunkeristes.
 Cette mesure constituait la première torche du processus de transition démocratique de l’Espagne, et  montre la forte volonté des esprits démocratiques espagnols de voir la démocratie régner en Espagne.
Cette forte volonté de transition qui préoccupait la majorité des acteurs politiques espagnols va se consolider par le célèbre discours du Roi Juan Carlos, lors du coup d’état du 23 février 1981 dans lequel il exigea que les forces armées rentrent dans leurs casernes et soutiennent sans conditions le gouvernement démocratique légitime.
L’importance de l’expérience démocratique espagnole résulte du fait que le processus de transition doit être une volonté commune de toutes les forces démocratiques d’un pays, en préparant une sphère d’équilibre politique basé sur le respect mutuel entre les différents acteurs politiques.
 
En général, la transition démocratique constitue un passage d’un raisonnement arbitraire à un autre démocratique dans un état précis, c’est une combinaison entre le respect et la mise en œuvre des grands principes, sans lesquels il ne peut y avoir de démocratie.
Le processus de transition démocratique commence par une « phase préparatoire » marquée par un conflit politique prolongé et insoluble qui force les protagonistes à engager des réformes de libéralisation du champ politique.
Plus précisément, la transition démocratique comprend deux phases à distinguer :
1.     La transition politique : elle  entraîne l’abandon des anciennes règles du jeu politique et suscite l’apparition de nouveaux acteurs politiques et de nouvelles configurations stratégiques.
2.     La consolidation de la démocratie : elle implique non seulement une redistribution des cartes politiques mais également de nouvelles tactiques de jeu ou le défi majeur consiste a assurer une évolution relativement stable du processus démocratique engagé dans la transition .
 
En faisant un métissage entre ce référentiel théorique et expérimental de la transition démocratique, on peut faire un constat de ce qu’on appelle la transition démocratique au Maroc.
Le point de départ de tout constat de l’expérience démocratique marocaine ne peut être que le gouvernement de Me Abderrahmane Youssoufi, ce gouvernement qui a donné le feu vert à tous les changements connus par le Maroc d’aujourd’hui.
Après de longues années de lutte contre le totalitarisme qui a emmené le Maroc aux extrêmes de la faillite politique et économique, feu Hassan II tend la main aux forces politiques démocratiques afin de protéger le pays de « l’arrêt cardiaque »et annonce ainsi l’entrée dans une ère de transition démocratique qui devrait faire du Maroc un grand chantier de réformes politiques et économiques.
Au fur et à mesure le Maroc va vivre un vrai détour démocratique lors des échéances de 2002 où, contre tous les indices de la démocratisation du champ politique qui régnaient à l’époque, un technocrate va être nommé à la tête du gouvernement marocain, négligeant ainsi les résultats du scrutin. Ce qui représentait une rupture avec l’esprit de transition démocratique, et un pas en arrière dans le processus de consolidation des acquis démocratiques au Maroc.
Après ce drame démocratique, le Maroc va assister à la constitution d’un « bloc  de  Bunkeristes » qui ne  visent que la démolition du processus démocratique marocain et l’instauration d’un modèle d’acteur politique unique qui n’inspire de la démocratie que sa partie formelle.
Ce bloc est constitué essentiellement de « fidèles »  politiques, économiques, culturels et médiatiques  à l’esprit féodal,  ce qui se traduisait par une forte campagne contre les partis politiques marocains  à tous les niveaux, et la formation d’une « élite » financière qui tire sa « légitimité » de l’entourage royal.
Cette tendance bunkeriste va se concrétiser d’une manière plus claire avec la formation du gouvernement El Fassi où l’on a assisté a une véritable attaque de ce bloc contre ce qui restait de l’espoir démocratique au Maroc.
Devant ce constat, il est indispensable de se poser plusieurs questions, non seulement sur l’avenir de l’expérience démocratique marocaine, mais aussi sur l’avenir du Maroc qui devient prisonnier d’une secte de cascadeurs politique qui peuvent nous mener vers l’impasse.
Par ali R
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Lundi 21 janvier 2008 1 21 /01 /Jan /2008 15:05
Sécurité des chantiers.
 
 
 
Le nouveau drame de Kenitra remet sur la question de la sécurité dans les chantier au devant de la scène. Ce drame qui a coûté la vie à 18 personnes et a fait une trentaine de blessés, ressemble à un autre, camouflé, qui a secoué, il y 2 mois, la ville du détroit, impliquant un grande entreprise du bâtiment opérant en bourse. La cause de l’accident de Kenitra comme celui de Tanger seraitt le non respect des règles élémentaires des travaux et qui impose un délai minimale de prise de béton, et peut être encore l’absence d’étude géotechnique viable ( il est à noter qu’elle n’est pas obligatoire par la force de la loi ! ). Quoiqu’il en soit, nous ne pourrons qu’être tristement émus des drames qui surgissent sur nos chantiers, surtout de bâtiment et solidaires aux victimes et leurs familles.
De cette actualité, je souhaite éclairer l’opinion publique sur les causes et les coûts de la non-sécurité ( à ne pas confondre toujours avec insécurité ) dans le Maroc d’aujourd’hui. Ainsi, souhaitons-nous promouvoir une culture de respect des normes et l’encouragement à plus de prudence afin de préserver des vies humaines. Nous distinguons ici de 3 niveaux de raisonnements : la sécurité et les inerties culturelles, la non implication des entreprises et le cadre réglementaire.
Ayant vécu un drame dans un chantier qui a coûté la vie à une personne, et malgré que l’enquête interne et légale a révélé que toutes les mesures de sécurité ont été respectées, ce drame me hante toujours. Je considère que la première de mes responsabilités est de faire en sorte que les personnes qui travaillent avec moi, rentre intègres à leur foyer en fin de travail. C’est dans cette optique que je participe aujourd’hui à vulgariser l’importance du respect des normes de sécurité.
 
 
 
 
 
 

La sécurité et les inerties culturelles.
 
Exerçant moi-même dans des travaux de chantiers, je suis amené à imposer certaines règles élémentaires de sécurité dans les espaces de travail. Il n’est pas sans amertume de révéler de part mon expérience, et celle d’autres collègues, que l’instauration de ces règles se bloque le plus souvent par une forte inertie de la part des ouvriers et même des cadres. Ceci est à mon sens est la résultante d’une culture, ô combien répandue, d’inertie au changement. Citons à titre indicatif les remarques suivantes :
 
  • « moi, je l’ai toujours fait comme ça, et ça a toujours marché ! » : cette phase-argument revient souvent de la part des ouvriers. Je ne sommerais jamais personne d’indiscipline, mais l’exemple du casque pour les conducteurs des cyclomoteurs est une illustration de ce refus de se soumettre à des règles de sécurité.
  • Le fausse croyance au « mouktab » : tout un chacun estime que si accident a lieu c’est un destin qui nous guette fatalement, et de ce fait, rien ne justifie de prévenir.
  • La non-implication du personnel et le manque de formation : le personnel qui se voit imposer des règles de sécurité sans en être sensibilisé considèrent ces mêmes règles comme étant des contraintes en plus tout comme ce superviseur qui veille à leur respect. Les employés jouent alors à la figuration, respect des règles de sécurité devant les caméras des responsables.
 
Est-il aussi intéressant de constater que nous partageons une culture méditerranéenne de non aboutissement du respect des règles. Sommes-nous pour autant révolutionnaires ? Non, mais nous avons ce manque d’esprit d’application et d’implication.
 
La responsabilité des entreprises.
 
Il a été considéré pendant longtemps chez les patrons marocains que la sécurité, tout comme la qualité, représente des dépenses en plus et une entrave à la productivité. Les acrobaties les plus folles dans les chantiers ou les usines ont été toujours considéré comme des actes de courage, de leadership. Les patrons allaient encore plus loin en bonifiant les acteurs !
Aujourd’hui, les mentalités changent, enfin un peu. Depuis que le rating en matière de sécurité devient un des critères fondamentales dans la courses aux marchés, et depuis que les assurances ont durcis le ton en rehaussant les montants des polices en fonctions du nombre d’accident, nos patrons ont mis dans leur priorités le respect de la sécurité. Reste encore à résoudre le problème de l’informel : ces entreprises qui travaillent en toute illégalité, sans papiers, ces ouvriers embauchés au « moukef » sans couverture, … Je vous renvoie aux images quotidiennes des chantiers de bâtiment qui décorent nos villes et aux risque que le commun des mortels remarques et pour les ouvriers et pour les piétons et automobilistes de passage.
 
L’Etat et le cadre législatif.
 
Inutile de rappeler que le cadre législatif a grandement évolué dans le sens positif durant la dernière décennie, notamment par l’entrée en vigueur du code de travail, la promulgation de normes marocaines, … mais le rôle de l’état est appelé à évoluer.
Les marché publics, notamment à travers les CCAG, a imposé un minimum aux entreprises. Chaque administration ou office publics ajoute des règles de sécurité liées à l’activité de son action. Mais, nous constatons avec regret que ces règles s’appliquent uniquement aux entreprises réglementaires et structurées, qui sont déjà par ailleurs pénalisées par une concurrence déloyale de l’informel. Le rôle de l’Etat régulateur est de faire en sorte que la sécurité soit l’affaire de toutes les entreprises. Il est appelé également à instaurer des normes plus précises quant à la gestion des risques au niveau des chantiers, usines, mines … et autres lieux de travail. Non seulement produire des normes, mais rendre leur application obligatoire et trouver les moyens adéquats pour contrôler leur respect.
En continuation à ce dernier point, je propose qu’on rassemble les textes, normes, et autres réglementations et littératures abondantes des établissements publics dans un seul recueil normatif et rendre son application obligatoire. L’Etat est appelé également à œuvrer pour faire entrer le secteur informel dans le circuit légal et veiller au respect d code du travail par tous.
 
 

La sécurité est un élément important dans la mise à niveau de nos entreprises. Le premier argument en faveur de cette conclusion est non des moindres : préserver des vies humaines. Il est nécessaire que nous nous impliquons dans le renforcement des mesures de sécurité dans nos lieux de travail, dans nos chantiers, …Un minimum de respect et d’engagement de tous pourra arrêter l’hécatombe.
 
Mounir BENSALAH.
 
Par ali R
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